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[CARNET DE VOYAGE] - Carnet 14- Pays Basque

CARNET DE VOYAGE OLAGNE/COULIBALY

PAYS BASQUE ESPAGNOL du 15 au 22 août 2015

Après un tour du monde en bateau pour le premier, des navigations dans les mer Australes pour la seconde, d’autres sportives et véloces sur des voiliers de course pour la 3e , et un apprentissage accéléré de la navigation pour le 4e, le défi est lancé : cette année, nous partons en croisière !

A deux familles, 5 jeunes enfants, et dans un lieu choisi pour sa proximité (relative) de la Bretagne, son exotisme, et nous l’espérons quelques degrés en plus : le Pays Basque Espagnol.

Le tout sur une vraie caravane, un Cyclade 50.4 dont la taille devrait nous procurer confort, mais peut être aussi quelques angoisses de plus pour les manœuvres de port.

Samedi 15 août : Hendaye-Hondarribia

Embarquement à Hendaye, où nous sommes cueillis à froid par un sévère orage, en plein chargement du bateau dans lequel nos petits mousses (de 16 mois à 6 ans) s’ébattent déjà joyeusement. La rencontre du matin avec le loueur, lève peu à peu nos doutes sur le choix du bateau, dont la taille ne semble pas un obstacle (15.24m) dans les ports qu’il nous indique. La prise en main semble facile, et le bateau prêt à caboter. Alors, partons ! Pour commencer… en face, après un petit tour dans la baie, histoire d’envoyer les voiles et se projeter dans le voyage, nous franchissons la Frontière pour nous amarrer à Hondarribia. Il est déjà tard, et nous devons adapter notre programme à la jeune troupe abreuvée par nos consignes de prudence (gilet, ceinture et bretelles)

Dimanche 16 août : Hondarribia – San Sébastian

Visite de la ville le matin pour compléter l’avitaillement en pain et poisson… qui vient en réalité de La Rochelle. Déjeuner rapide pour larguer les amarres à l’heure de la sieste : 12 milles au programme en direction de San Sébastian. Le vent nous porte et la confiance nous gagne. Nous trouvons un mouillage à San Sébastian sous le vent de l’Ile Santa Clara. A terre, c’est le dernier jour d’une semaine des fiestas du 15 août. Grosses animations dans les rues, l’Espagne nous pénètre et les tapas nous font de l’œil. Avec les enfants, il faut savoir faire les bons choix. Pour ce soir, retour au bateau. Où la houle du vent se calme, mais celle résiduelle d’Ouest nous offre une nuit de ricochets qui restera en mémoire. Les portes des cabines s’ouvrent au petit matin sur nos yeux hagards. Fuyons !

Lundi 17 août : San Sébastian- Getaria

Le voilà notre havre de paix : un petit port de pêche où notre voilier s’amarre entre 2 grosses tonnes, car le petit ponton visiteur a déjà fait le plein. L’équipage fait honneur au petit déj et s’affaire au gonflage de l’annexe, qui se dégonfle rapidement, mais nous emmène à terre pour une baignade salvatrice. Le soleil s’installe à bord et les températures remontent. Balade à terre après la sieste, sur un promontoire rocheux équipé d’un phare, puis en ville, assez fréquentée. Vient le soir et sa soirée TAPAS en bord de plage. Hé hé, tout vient à point à qui sait attendre…

Mardi 18 août : Gerataria- Elequeito

Après un petit tour au musée Balanciaga pour les Signoras, nous larguons les amarres vers midi direction Elequeito. A l’arrière du bateau, c’est la baignade, dans l’eau bleue du pays basque vert. Le vent est faible mais portant, et nous essayons de garder les voiles le plus longtemps possible. Arrivée à Elequeito dans l’après-midi, nous amarrons Koxbec au quai des pêcheurs. Là encore, on ne trouve pas réellement de marina équipée. Pas un problème pour le bateau, qui peut tenir un moment en autonomie (900L d’eau, 200L de Gasoil) à condition de couper les 3 frigos. Soirée parfaite au pied d’un vendeur de glaces délicieuses.

Mercredi 19 août : Elequeito-Bermeo

Ce matin, nous partons bien décidés à tester notre mouillage. Nous jetons l’ancre cette fois 8 milles plus loin au pied d’Elanchove, petit village typiquement basque accroché à la colline. Nous sortons le Jamon y le queso, bien obligés car notre pêche du jour n’a rien donné, au grand désespoir de nos 2 aînés. La baignade autour du bateau nous a mis en appétit. Dans l’après-midi les garçons partent à la découverte des grottes qui bordent la côte jusqu’au Cabo Ogono. Puis l’occasion est trop belle : le vent portant de 10 nœuds nous permet de sortir un spi asymétrique coloré de la soute avant. Un bord au large, puis empannage vers Berméo, un port de pêche où nous ferons escale ce soir. Les voileux qui sommeillent en nous ne se sentent plus de joie ! Arrivée à Berméo où nous trouvons une place au quai des pêcheurs. Ravitaillement en ville et soirée belote disputée entre les hommes et les femmes du bord.

Jeudi 20 août : Berméo-Bilbao

Ce matin est un jour spécial : c’est l’anniversaire de Pierre-Louis, 5 ans, qui n’a pas oublié de nous rappeler l’événement. La Maman attendrie profite du bateau déserté par la troupe pour le décorer de ballons et préparer un gâteau au chocolat qui, patatras…. dans le remous causé par un bateau de pêche, s’écrabouille à peine sorti de cuisson entre le four et la paroi de la cuisine. Grand moment de solitude, penser la prochaine fois à bloquer le cardan au port… Heureusement en tassant un peu et en décorant astucieusement de bonbons, la mère rouge de confusion s’en sort in extremis. 
Le gâteau sera dégusté au mouillage sous le vent de l’Ile Izaro avec entre deux baignades. Un succès ! Départ pour 19 milles après le repas, vers Bilbao. Le Spi ressort de la chaussette, et nous filons à 8 nœuds dans un vent qui forcit à mesure que nous approchons du but. Arrivée à Bilbao, Marina Getxo à l’heure de l’apéritif. Tapas horas ! Parfait, il y en a au bout du quai ! La marina est bien équipée, les quais larges et spacieux, mais le tarif onéreux pour notre voilier de 15m ; celle de Las Arenas près du centre ville semblait bien pleine.

Vendredi 21 août : Bilbao-Hendaye

Après une matinée détente à la plage, où nous constatons que les espagnols adorent décidément marcher le long de la mer (la plage ressemble un peu à route du midi un jour de chassé-croisé) notre équipage décide de partir à l’assaut de la grande ville, capitale du Pays Basque espagnol : Bilbao. On a promis aux enfants de prendre le métro. Grosse excitation… Notre objectif, le musée Guggenheim, une curiosité architecturale que l’on doit à Franck Gehry. Effectivement, impressionnant. Malheureusement nous n’avons pas assez de temps pour atteindre le pont transbordeur Biscaye du 19e siècle qui mériterait une visite. Nous sommes attendus par le loueur demain à Hendaye, à 69 milles de là. Il faut donc partir, au plus tard à21h. Le ciel s’est couvert, on annonce une dépression orageuse pour la nuit, sans risque de coup de vent, un régime d’Ouest bienvenu pour notre route retour. En attendant, la traversée d’une zone orageuse très active nous donne quelques sueurs froides. Heureusement les éclairs s’éloignent vers la côte, et la pluie cesse. Nos deux grands garçons ont été impressionnés et sont partis vite s’allonger dans le cockpit. La houle chahute un peu les estomacs, mais le grand plat de pates préparé avant le départ nous permet de passer un premier quart agréable. Relais aux amis pendant la nuit : mais le vent tombe petit à petit. Et Vroum, ça continue au moteur.

Samedi 22 août : Hendaye Au petit matin,

La côte basque française nous accueille dans un vent modeste orienté encore à l’est. Nous tirons des bords pour la gloire et le bonheur d’éteindre le moteur. Ravitaillement Gasoil à Hondarribia avant de rejoindre notre port d’attache à Hendaye, et déguster un Petit-déjeuner forcément délicieux après une nuit en mer. Fin de l’aventure  (et début d’une longue série de croisières : en famille, ou avec des amis c’est validé !)

Caroline

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